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Univers culturel de Saint-Sulpice - Département des archives

BREF HISTORIQUE
C'est à l'automne de 1641 que Jean-Jacques Olier, prêtre, rassemble quelques prêtres qui s'établissent ensuite à la paroisse Saint-Sulpice à Paris au début de 1642.  La petite communauté prendra le nom de Compagnie des Prêtres de Saint-Sulpice. En 1657, Jean-Jacques Olier envoie à Montréal les 4 premiers sulpiciens. C'est le début d'une présence sulpicienne à Montréal qui se poursuit toujours. Les Sulpiciens furent les principaux acteurs du développement de Montréal.  Depuis leur arrivée, ils ont contribué de façon significative à la vie religieuse, sociale, économique, culturelle et à la promotion de l'éducation à Montréal.
 
Missionnaires, explorateurs, curés et seigneurs, les Sulpiciens ont œuvré auprès des Autochtones, de la population montréalaise et des communautés religieuses. Éducateurs et promoteurs du développement humain ils ont établi des écoles depuis l'enseignement du primaire jusqu'aux facultés universitaires et ils ont mis sur pied des bibliothèques au service de la population. Ils ont participé et soutenu le développement des hôpitaux et des organismes de soutien aux gens dans le besoin. Soucieux des arts et des lettres, ils ont fréquenté et encouragé des artistes qui ont marqué les domaines de la peinture, de la sculpture, de l'architecture, de la musique et de la littérature.  

Poursuivant toujours une mission axée sur l'éducation, les Prêtres de Saint-Sulpice manifestent leur présence au Canada et aux États-Unis, à Rome, au Japon, en Colombie et au Brésil.

DESCRIPTION DES FONDS ET COLLECTIONS
Les fonds d'archives conservés au Séminaire de Saint-Sulpice portent sur une diversité d'aspects de l'histoire de la communauté et l'histoire montréalaise.  Les fonds institutionnels témoignent du rayonnement de la compagnie dans différents champs d'activité. Parmi ceux-ci, signalons pour le fonds Compagnies des Prêtres de Saint-Sulpice, toutes les séries traitant des missions (la Montagne, le Sault-au-Récollet, le Lac-des-Deux-Montagnes, la mission de Kenté, La Présentation, l'Acadie, etc.). Et sur d'autres points, toute l'administration seigneuriale (Montréal, Lac-des-Deux-Montagnes, Saint-Sulpice), l'établissement des paroisses et des églises sur l'Île de Montréal et en périphérie (Saint-Sulpice, Lac-des-Deux-Montagnes), les collaborations avec les autres communautés religieuses établies à Montréal qui rendent des services en éducation, en soins hospitaliers, en assistance aux gens dans le besoin et en soutien à l'Église catholique, la construction du premier canal Lachine afin de faciliter la navigation, etc.   
D'autres fonds témoignent des implications de la communauté dans la volonté de mettre sur pieds des bibliothèques.  Les fonds du Cercle Ville-Marie, du Cabinet de lecture paroissiale, de la Bibliothèque paroissiale vont culminer vers la fondation de la Bibliothèque Saint-Sulpice.  

Les fonds de maisons d'enseignement sont également significatifs comme témoignage de l'implication sulpicienne : le Collège de Montréal établi initialement à la Longue-Pointe, le Collège André-Grasset qui sera le premier externat classique, le Grand Séminaire de Montréal pour la formation du clergé diocésain, canadien et francophone, le collège Olier, le Séminaire de philosophie, l'Université Laval à Montréal.  
D'autres fonds traitent de la présence plus récente des Sulpiciens au Brésil, en Colombie, au Japon et à Rome.

Les fonds personnels témoignent de façon plus particulière des actions menées par les sulpiciens dans leurs fonctions et leur vie personnelle. Bon nombre de membres de la communauté ont marqué l'histoire montréalaise et leur communauté depuis le Régime français jusqu'à aujourd'hui.

Le département des archives voit également aux collections anciennes des bibliothèques sulpiciennes.  Un catalogue recense à ce jour plus de 10 000 ouvrages rares et anciens faisant partie des différentes bibliothèques sulpiciennes depuis celle du Séminaire de Saint-Sulpice.

Le département des biens mobiliers veille à la conservation de milliers de biens patrimoniaux, comprenant des oeuvres d'art, des objets d'art décoratifs religieux ou profanes, des objets civils et domestiques, mais aussi ethnologiques, technologiques et scientifiques.

Dates extrêmes pour l’ensemble: Vers 1643-2019
Devis techniques et cartes géographiques: 9 000
Documents iconographiques: 35 000
Documents textuels: 550 m.l.
Heures d’enregistrements sonores: 225
Heures d’images en mouvement :130
Nombre de fonds: 342

MANDAT ET MISSION
En 2006, les Prêtres de Saint-Sulpice de Montréal créèrent la corporation Univers culturel de Saint-Sulpice, en vertu de la loi sur les corporations religieuses (L.R.Q., chapitre C-71), en continuation de la corporation Les Archives des Prêtres de Saint-Sulpice (1991). Ils lui ont confié la gestion de leurs biens culturels.  

Du fait de ses lettres patentes, le mandat de la corporation est d'acquérir, de conserver, d'administrer et de rendre accessible aux chercheurs et au public en général des archives, des livres anciens, des documents de toutes sortes, des pièces de mobilier, des peintures, des sculptures.  

Sous l'autorité du conseil d'administration de la corporation, le coordonnateur du département des archives veille au déroulement des diverses activités touchant les archives et les livres rares. Il a sous sa responsabilité un assistant archiviste et une archiviste pour l'aide technique. Des stagiaires, des employés temporaires et des bénévoles se joignent à l'équipe pour des projets déterminés. Entre autres, le personnel du département assure tant l'organisation des fonds et des collections d'archives, que leur mise en valeur, leur diffusion, la recherche et l'assistance aux chercheurs.  En 2016, le département des archives a été reconnu comme un service d'archives privées agréés par Bibliothèque et Archives nationales du Québec. Le département des archives est membre du Réseau des services d'archives privées agréés du Québec (RSAPAQ) depuis 2016.